La Journée mondiale de lutte contre le SIDA – 1er décembre 2008

Le VIH/SIDA est une maladie qui touche les jeunes adultes. Or les jeunes adultes sont aussi des parents. Quand un des parents est atteint du VIH/SIDA, il n’est pas seul à souffrir. Il est possible que ses enfants doivent abandonner leur scolarité pour aider leur famille ou parce que celle-ci n’a plus les moyens de les laisser poursuivre leurs études. Par ailleurs, ces enfants ne sont pas seulement privés d’éducation, mais aussi de l’amour et des soins de leurs parents lorsque ces derniers meurent prématurément. Cela signifie que le VIH/SIDA n’a pas seulement des répercussions sur la génération actuelle mais aussi à beaucoup plus long terme. Cela bouleverse la façon dont les sociétés se développent à long terme en accumulant du capital humain. Toute une génération d’enfants nés de parents atteints du SIDA pourrait souffrir de lacunes en matière d’éducation. Et cela les rendrait à leur tour moins à même d’éduquer leurs enfants par la suite. Les mécanismes de transmission pourraient se reproduire sur plusieurs générations.

     — Shanta Devarajan, économiste à la Banque mondiale.


1er décembre 2008 - Pourquoi la Journée mondiale de lutte contre le SIDA est-elle importante ? Selon Miriam Schneidman, spécialiste principale de santé à la Banque mondiale, elle permet le maintien de la mobilisation et le partage des pratiques. Elle joue aussi un rôle important en promouvant la participation des communautés et des groupes de la société civile, qui sont des acteurs essentiels dans la lutte contre le SIDA.

Le 1er décembre 2008 marque le 20ème anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. Le thème de cette année est « Mener - Responsabiliser – S’activer ».


* Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Au cours de ces dernières années, des progrès considérables ont été réalisés, qui ont permis de réduire le nombre de victimes du SIDA dans le monde :

   

De 2005 à 2007, le pourcentage de femmes enceintes séropositives recevant un traitement antirétroviral pour empêcher la transmission du virus à leur enfant (Prevention of mother-to-child transmission - PMTCT) a augmenté, en passant de 14% à 33%.

   

Au cours de cette période, le nombre de nouvelles infections chez les enfants est tombé de 410 000 à 370 0000.

   

Plusieurs pays, notamment l’Argentine, les Bahamas, la Barbade, la Biélorussie, Cuba, le Botswana, la Géorgie, la Moldavie, la Russie et la Thaïlande, ont atteint un taux de couverture de plus de 75% en matière de PMTCT.

   

En 2007, près de 200 000 enfants atteints du VIH dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire ont bénéficié d’une thérapie antirétrovirale, contre 127 000 en 2006.

   

Fin 2007, près d’un million de personnes supplémentaires suivaient un traitement dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire, le nombre total des personnes traitées s’élevant désormais à près de 3 millions, un chiffre plus de sept fois supérieur à celui enregistré quatre ans auparavant.


* D’après les données de l’ONUSIDA

Journée mondiale de lutte contre le SIDA (a) – Matériel pour les jeunes
Découvrez pourquoi et comment prendre des initiatives en vue de lutter contre le SIDA.

Que peuvent faire les jeunes militants lors de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA ?
Soyez informé(e) en exclusivité de la présence des jeunes à la Conférence internationale sur le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA), qui se déroule au Sénégal du 3 au 7 décembre 2008.

iAIDS (a)
Une communauté dans laquelle vous pouvez partager vos histoires, gérer des projets et participer à un wiki qui ne cesse de s’étoffer.

Staying Alive (a) (Rester en vie)
Vous pouvez faire beaucoup pour vous protéger, aider les autres et participer à la campagne.

Kit d’outils pour prendre des initiatives (a)
Des idées pratiques sur ce que pouvez faire pour que les choses changent.

 

Mais il reste encore beaucoup à faire :

   

Environ 6,7 millions de personnes n’ont toujours pas accès aux médicaments nécessaires à leur survie.

   

Un tiers des pays ont une législation insuffisante pour assurer la protection des personnes séropositives contre la discrimination.

   

Le SIDA continue à être la cause principale de décès en Afrique.

   

La difficulté de diagnostiquer le VIH chez les nouveaux-nés freine les progrès.

   

Les jeunes de 15 à 24 ans représentent 45% de toutes les nouvelles infections par le VIH chez les adultes.

La crise financière mondiale pose un nouveau défi à la lutte contre le SIDA. Lors de son intervention au Centre d’études internationales et stratégiques, Peter Piot, directeur exécutif de l’ONUSIDA, a indiqué qu’à l’heure où nous tentons de sortir du tourbillon de la crise financière, nous devons nous assurer que non seulement les personnes suivant une thérapie antirétrovirale restent en vie dans les décennies à venir mais aussi que les millions de personnes qui ne sont pas encore sous traitement, puissent y avoir accès.

« Interrompre les efforts dans ce domaine ou les ralentir aurait non seulement des conséquences désastreuses pour des millions de personnes mais cela saperait aussi les énormes investissements qui ont été réalisés au cours des dernières années et dont on commence seulement aujourd’hui à voir les résultats», précise t-il.


Informer : une nécessité

Fait alarmant, des études menées par l’ONUSIDA en 2007 ont montré que seulement 40% des jeunes hommes et 36% des jeunes femmes avaient des connaissances précises sur le VIH. Il faut que cela change. Aujourd’hui plus que jamais, il est temps pour les jeunes de prendre des initiatives pour lutter contre le SIDA. Informez-vous, diffusez le message et faites tout ce que vous pouvez pour améliorer les connaissances de ceux qui vous entourent sur le SIDA.

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