Mortalité infantile et crise économique

Institut national d’études démographiques : Pour tout savoir sur la mortalité infantile dans le monde.

Agence canadienne de développement international : le Canada s’engage à améliorer la santé des mères et des enfants dans le monde.

MaliJet – l’actualité malienne au quotidien : « Mortalité maternelle et infantile : bientôt un centre mère-enfant pour Kalabancoro Adekene »

Afrik.com : « de la crise immobilière à la hausse du taux de mortalité en Afrique »

Multimedia : Objectifs du millénaire pour le développement

24 mars 2009 —Personne n’ignore les conséquences désastreuses de la crise économique mondiale. Mais rien n’était encore aussi alarmiste que l’étude que vient de publier la Banque mondiale. En effet, selon cette étude, la crise économique serait responsable d’une recrudescence de la mortalité infantile dans les pays en voie de développement. Les chiffres sont accablants ! Si la crise persiste, d’ici 2015, la Banque mondiale estime que de 200 000 à 400 000 bébés pourraient mourir chaque année. Soit un total de 1,4 à 2,8 millions de nourrissons ! Ça fait froid dans le dos.

Comment rester optimiste face à de telles prévisions ? Espérons seulement que les pays développés répondront à l’appel de M. Zoellick, Président de la Banque mondiale, en apportant leur contribution au « fonds de vulnérabilité » et que, grâce à cette participation, la crise financière ne se transformera pas en catastrophe humanitaire.

Nous pouvons freiner l’augmentation des taux de mortalité des enfants et des mères en prenant rapidement les mesures nécessaires. Le rapport de l’UNICEF sur la « Situation des enfants dans le monde 2009 » met l’accent sur la santé maternelle et néonatale. Selon cette étude, la présence d’un personnel médical qualifié à l’accouchement, une alimentation appropriée ainsi que le renforcement de l’éducation des mères en matière d’hygiène suffiraient à faire la différence.

Les recherches de l’UNICEF ont montré que : « environ 80 % des décès maternels pourraient être évités si les femmes avaient accès à des services de santé ou obstétricaux essentiels. ». L’étude nous apprend également que les infections graves sont responsables de 36 % des décès des nouveau-nés. Une bonne hygiène pendant l’accouchement, le diagnostic et le dépistage des maladies et le recours à la vaccination sont autant de solutions qui permettraient de réduire la mortalité infantile.

Mais encore ? Aider les adolescentes et les femmes à devenir plus autonomes peut aussi avoir un impact considérable. Plus les jeunes filles sont éduquées, plus elles ont tendance à repousser leur première grossesse vers la fin de l’adolescence. Or l’âge de la mère est un facteur clé pour qu’une grossesse puisse bien se dérouler. Entre 15 et 19 ans, les risques de complications durant la grossesse et l’accouchement sont importants et responsables de 70 000 décès des jeunes filles chaque année dans le monde. C’est pourquoi il faut informer les futures mères et leur faire connaître les risques encourus par une grossesse prématurée.

À voir ! Dans cette vidéo, l’UNICEF fait le triste constat de l’état de santé des femmes enceintes dans le monde.

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