Journée internationale de l’alphabétisation – 8 septembre 2009
8 septembre 2009 — Le 8 septembre, comme tous les ans, nous célébrons la Journée internationale de l’alphabétisation. Cette journée est non seulement destinée à attirer notre attention sur la gravité de la situation, mais aussi à nous faire réaliser à quel point il est important de savoir lire et écrire. Le thème abordé cette année est « le rôle de l’alphabétisation comme moyen d’autonomisation et son importance pour la participation, la citoyenneté et le développement social ». Voici quelques exemples qui vous informeront de l’importance capitale que peut avoir l’alphabétisation dans les pays en développement :
- Apprendre à lire aux mères pourrait réduire la mortalité infantile de 50 %
- Les jeunes scolarisés dans le primaire ont plus de deux fois moins de chance de contracter le virus du SIDA que les jeunes non éduqués
- Chaque année passée sur les bancs d’école augmente les salaires de 10 %
- Aucun pays n’a jamais réussi à améliorer son économie sans atteindre un taux d’alphabétisation proche des 40 % chez l’adulte
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Quantité contre qualité
Jusqu’ici les professionnels de l’alphabétisation et de l’éducation se référaient surtout au taux d’enrôlement (nombre de participants inscrits), l’objectif étant bien sûr de scolariser le plus d’enfants possible. Mais après mûres réflexions et analyses des résultats, ces mêmes spécialistes ont commencé à s’interroger : apprend-on réellement à l’école ? En effet des études ont montré qu’en dépit du fait que d’avantage d’enfants soient maintenant scolarisés, ils n’apprennent pas tous à lire pour autant. Une étude menée dans 4 pays d’Afrique subsaharienne en 2007 a ainsi montré que le pourcentage d’enfants de 7 ou 8 ans ayant une compréhension basique de la lecture était inférieure à 11 %, voire nulle. Déroutant non ?
Il n’est donc pas seulement important d’inscrire les enfants à l’école, il est aussi nécessaire de s’assurer qu’ils y apprennent quelque chose. Facile à dire ! Comment peut-on garantir qu’une fois scolarisé un enfant sera bien pris en charge ? Pour y parvenir, il faudra résoudre les problèmes suivants :
Les profs manquent à l’appel ! : Les salaires souvent très bas n’incitent pas les enseignants qualifiés à venir frapper aux portes des établissements publics. Beaucoup d’entre eux préfèrent donner des cours privés. Dans les campagnes, le manque évident d’infrastructures fait fuir les enseignants plus qu’il ne les attire.
Les fournitures scolaires ? Absentes ! : Les livres, lorsqu’il y en a, ne sont bien souvent plus d’actualité.
Des classes surchargées : Le nombre considérable d’élèves par classe est un problème récurant dans bien des pays.
Le coût élevé de l’éducation : De nombreux parents déscolarisent leurs enfants – en particulier les filles – avant qu’elles n’aient pu finir l’école primaire. Elles aident ainsi aux tâches ménagères et à la garde de leurs jeunes frères et sœurs.
Le manque d’instruction des parents d’élèves
: Dans certains pays postcoloniaux les professeurs d’école
se doivent d’utiliser la langue officielle pour enseigner à
leurs élèves. Cependant, beaucoup d’enfants parlent
une langue différente à la maison et ne sont pas exposés
à la langue officielle avant de commencer l’école
vers 5 ou 6 ans. Il leur est donc plus difficile de s’adapter au
milieu scolaire qui les désavantage dès le début.
Pas facile d’apprendre quand on n’a pas les moyens de comprendre
!
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