20 juin 2009 : Journée mondiale des réfugiés

Faits

Les impacts du changement climatique : hausse du niveau des mers, inondations, sécheresses sont déjà la cause de migrations. Les scientifiques prévoient, dans les années à venir, un déplacement humain à grande échelle et ont estimé que le nombre de personnes déracinées pourraient atteindre entre 25 à 50 millions en 2010 et près de 700 millions en 2050. En savoir plus.

20 juin 2009—Cette année, la Journée mondiale du réfugié portera toute son attention vers les millions de réfugiés qui vivent sans protection matérielle, sociale et juridique.

Qui sont-ils ?

Dans le langage courant, un « réfugié » est une personne qui a fui son domicile et son pays par peur du danger. Le droit international nous donne une définition beaucoup plus précise et selon la Convention de 1951 sur les réfugiés, un réfugié est une personne qui :

« par suite d’événements et craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »

Une personne essayant d’obtenir un statut légal de réfugié doit en faire la demande auprès du gouvernement du pays d’accueil qui déterminera si elle répond aux critères définis par la Convention de 1951 sur les réfugiés.

En 2008, il y avait environ 11,4 millions de réfugiés dans le monde. Dans leur pays d'accueil, ces réfugiés sont souvent victimes de discrimination. Beaucoup de gens pensent, en effet, qu'ils sont de véritables fardeaux et qu'ils menacent l’équilibre culturel et ethnique de leur pays. En réalité, les réfugiés peuvent apporter une contribution positive à leur nouvelle patrie. Cette vidéo de la Croix-Rouge explique comment les réfugiés ont participé positivement à la société britannique (a).

Les non réfugiés : statut différent, problèmes identiques :

Toutes les personnes migrantes ne sont pas des réfugiés. Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, le UNHCR les a classés en plusieurs catégories:

  • Les déplacés internes – 13,7 millions
    On confond souvent les déplacés internes avec les réfugiés. Même s’ils fuient leur domicile pour des raisons similaires aux réfugiés (conflit armé, situations de violence généralisée, violations des droits de l'homme, catastrophes naturelles…), les déplacés internes ne franchissent aucune frontière internationale pour trouver un refuge et restent donc dans leur pays d’origine.
    Depuis le début du mois de mai, l'offensive lancée par l'armée dans le nord-ouest du Pakistan pour repousser les combattants talibans a entraîné le déplacement de plus de 2 millions de personnes provoquant une véritable crise humanitaire.
  • Les apatrides : 3 millions
    Un apatride désigne une personne qu'aucun état ne considère comme son ressortissant. Il est donc dépourvu de nationalité légale et bénéficie d'un accès limité à la protection juridique ou à certains droits de base comme la santé et l'éducation. Certains réfugiés peuvent être apatrides mais toutes les personnes apatrides ne sont pas reconnues comme réfugiés. On peut devenir apatride si l’on appartient à un groupe dont la citoyenneté a été refusée dans le pays de naissance, si l’on naît dans un territoire contesté, si l’on naît dans une zone dont l’indépendance n’est pas internationalement reconnue ou bien encore si l’on naît sur un territoire où aucun état moderne ne réclame la souveraineté.
    Les Roms appartiennent pour la plupart à cette catégorie. Si vous souhaitez en savoir davantage sur les Roms, tendez l’oreille et jetez un œil et sur l’audio diaporama suivant.
  • Les demandeurs d’asile : 740 000
    Le demandeur d'asile recherche une protection en tant que réfugié, même s'il n'a pas été formellement reconnu comme tel, et attend que les autorités se prononcent sur son statut et examinent sa demande.
    L'absence de reconnaissance officielle ne diminue pas ses droits à la protection en vertu du droit international relatif aux réfugiés
    En dépit des progrès réalisés pour accompagner et aider les enfants en quête d’asile, la vie n’a jamais été aussi difficile pour la plupart de ces jeunes citoyens du monde. 25 millions d’enfants grandissent actuellement loin de leur famille sans maison ni racines. En savoir plus.

  • Les migrants : 180 millions
    Cette appellation englobe la majorité des personnes qui se déplacent à l’étranger pour des raisons diverses et pour une durée limitée. Ce terme diffère de celui d’« immigrant » qui désigne une personne ayant établi sa résidence dans un pays étranger. On appelle « migrants économiques » les personnes qui quittent leur pays pour des raisons financières et non pour des motifs liés au fait d’être réfugiés.


Vous voulez en savoir plus sur ces différents groupes ? Consultez le rapport du UNHCR « Protéger les réfugiés » (pdf).

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