Le SIDA Qui n’en n’a jamais entendu parler ? Le VIH (Virus d’immunodéficience humaine) est le virus du SIDA (Syndrome d’immunodéficience acquise). Il se transmet d’une personne à l’autre par voie sexuelle ou sanguine. Son effet ? Il détruit le système immunitaire et prive le corps humain de ses défenses contre les maladies et infections. Lorsque l’état de la personne infectée se détériore, on dit qu’elle est atteinte du SIDA.
Si aujourd’hui le SIDA se soigne, il ne se guérit pas ! Et même si la recherche dans le domaine progresse, la guerre contre le virus est loin d’être terminée. Les chiffres parlent d’eux-mêmes:
- 33 millions de personnes dans le monde sont séropositives (atteintes du SIDA) ; la grande majorité ne le sait pas.
- 12 millions de moins de 25 ans sont séropositifs dans le monde.
- Parmi ces jeunes atteints du VIH, 2,3 millions ont moins de 15 ans.
- Chaque jour, 6 800 personnes contractent le virus ! Presque la moitié ont moins de 25 ans.
- Les jeunes femmes sont trois fois plus touchées par le VIH que les hommes.
- 2 millions de personnes sont mortes de maladies liées au SIDA en 2007.
- 2,5 millions de personnes ont contracté le VIH en 2007.
- 96% des personnes infectées vivent dans des pays en développement.
- Plus de 25 millions de personnes sont mortes du SIDA depuis 1981, date où l’on a parlé du VIH pour la première fois.
Imaginer … que ses parents sont infectés par le sida, qu’ils sont malades au point de ne plus pouvoir travailler. C'est à l'aîné d’assumer des responsabilités d’adulte : prendre soin de ses parents malades, s’occuper de ses frères et sœurs, prendre en main la maison, gagner de l’argent, nourrir les membres de la famille. Il faute mettre son avenir de côté pour survivre car l’école et la formation professionnelle sont désormais devenu un “luxe.”
Le SIDA n’a pas de frontière… Il est présent partout dans le monde. Il concerne chacun d’entre nous. Certains pays sont néanmoins plus durement frappés que d’autre : près de 40% de la population de certains pays comme le Botswana et le Swaziland est atteinte du virus.
Et il continue à se propager : la Chine, l’Indonésie, la Papouasie, la Nouvelle-Guinée, le Vietnam, plusieurs états d’Asie centrale, les états Baltes ou l’Afrique du Nord ont connu de graves épidémies.
Le SIDA n’est pas seulement un problème de santé. C’est aussi un handicap pour le développement du pays. Le nombre de jeunes travailleurs touchés par le virus augmente rapidement. Ce qui n’est évidemment pas sans conséquences pour l’économie, le fonctionnement de la société ou le système éducatif…
Selon une étude de la Banque mondiale, quand le virus touche plus de 8% de la population d’un pays, la croissance économique de celui-ci ralentit inexorablement. En cause : moins de main d’œuvre disponibles et plus de dépenses dans les services publics, économiques et sanitaires (déjà submergés).
Les pays pauvres sont particulièrement touchés par le virus du SIDA notamment parce que:
- Ils disposent de moins de ressources pour soigner et aider les malades du SIDA.
- Leurs systèmes de santé sont déjà peu développés et débordés.
- Les antirétroviraux (médicaments contre le SIDA) coûtent très chers, sont peu disponibles et de ce fait, hors de portée des pays pauvres.
- Le coût du traitement du SIDA (soins de santé et traitement de base) dans les pays les plus pauvres, représente souvent le double, voire le triple du produit intérieur brut (PIB) par habitant.
- Peu de ressources sont disponibles pour sensibiliser leurs populations sur les comportements à risques (susceptibles d’entraîner une infection au VIH).
- Le SIDA reste encore aujourd’hui un sujet tabou. Les questions relatives à la maladie sont toujours évitées par crainte d’aller a l’encontre des normes sociales.
Le SIDA fait de plus en plus d’orphelins. L’Afrique, par exemple, ne compte pas moins de 13 millions d’enfants ayant perdu soit l’un de leurs parents, ou les deux. Selon les Nations Unies, ce chiffre risque d’augmenter pour atteindre les 25 millions d’ici 2010. En plus d’être orphelins, ces enfants ont évidemment moins de chances d’aller à l’école, d’avoir une bonne alimentation ou des soins de santé de qualité
L’Afrique du Sud compte le plus grand nombre de séropositifs. Elle est suivie par l’Inde.
Les Caraïbes ont le taux de séropositivité le plus élevé, après l’Afrique subsaharienne.
L’Europe orientale et l’Asie centrale ont, actuellement, les taux les plus rapides d’infection au VIH/SIDA.
Le Brésil, la Thaïlande et l’Ouganda avaient des taux d’infection élevés mais ont réussi à renverser la tendance et à circonscrire la propagation de la maladie. La Thaïlande par exemple a réduit le taux annuel de nouvelles infections de 140.000 en 1995 à 30.000 en 2001.
De nombreuses organisations internationales, comme la Banque mondiale, travaillent ensemble à l’échelle mondiale pour tenter de résoudre ce problème de développement. L’ONUSIDA, l’Organisation mondiale de la santé et Street Kids International (a) sont associées pour :
- Mettre sur pied et développer des politiques sanitaires nationales en matière de traitement et de prévention du VIH/SIDA.
- Permettre aux personnes affectées par le virus d’accéder aux soins et aux traitements existants.
- Informer les enseignants et les programmes sociaux sur les enjeux de la maladie ainsi que sensibiliser le grand public.
- Protéger et aider les orphelins du SIDA
- Financer la recherche internationale pour tenter de trouver un vaccin contre le SIDA, et ce, à travers des organisations comme le Fonds mondial de lutte conte le Sida, la tuberculose et le paludisme (GFATM) et le International AIDS Vaccine Initiative (IAVI) (a)
Même si le SIDA reste tabou, en parler est une question de vie ou de mort ! Se taire, c’est permettre au SIDA de progresser. Trop de jeunes sont encore convaincus que le SIDA ne les concerne pas et nombreux sont ceux qui ne savent pas encore comment s’en protéger.
Ensemble, nous pouvons lutter contre le VIH/SIDA ! En en parlant autour de nous, chacun nous pouvons réduire l’impact de la maladie sur le quotidien, lever les préjugés et stopper la stigmatisation dont souffrent encore les personnes infectées.
1. Tu n’as qu’une seule vie ! Protège-la…
- Surfe sur le dossier sida de Doctissimo pour en savoir plus sur le VIH/SIDA.
- Informe-toi davantage sur la jeunesse et le VIH/SIDA en consultant le site Youth Net Project.
- Tiens-toi au courant avec le magazine en ligne Remaides.
Les antirétroviraux : un débat mondial
La recherche médicale en matière de VIH/SIDA est essentiellement l’affaire des plus grandes firmes pharmaceutiques du monde. Ces dernières considèrent leur recherche comme leur propriété intellectuelle (PI) et vendent ces médicaments à des prix exorbitants. Certains pays, comme le Brésil et l’Inde peuvent et veulent produire des formes génériques de ces médicaments à des prix plus abordables. Mais, pour des questions de propriété intellectuelle, les firmes pharmaceutiques ne le leur permettront pas. Les populations veulent un compromis. Pour elles, les firmes pharmaceutiques doivent appliquer le plein tarif aux produits vendus dans les pays riches qui peuvent se le permettre mais réduire significativement les coûts pour les pays pauvres, en particulier ceux qui ont un nombre élevé de malades du SIDA.
2. Montre le bon exemple et apprend aux autres comment se protéger…
Nombreux sont ceux qui ne savent pas encore comment se transmet le SIDA ni comment éviter de l’attraper.
- Fais des recherches sur les opportunités de volontariat sur le centre d’information du Idealist website et essaie de sensibiliser les membres de ta communauté aux questions de SIDA.
- Informe-toi sur le SIDA et fais des dons aux organisations de ton pays qui travaillent en faveur des orphelins du SIDA.
- Echange des idées avec d’autres jeunes engagés dans la lutte contre le SIDA sur la page Taking it Global (a), ou le Center for the Study of AIDS (a) (Centre d’étude sur le SIDA).
3. Respecte les personnes infectées
En surfant sur le site de la campagne Live and Let Live (a) (Vivre et laisser vivre), et sur un site international d’information, comme celui de Advocates for Youth (a), tu obtiendra plus d’information sur ce que chacun peut faire pour respecter et mieux protéger les personnes infectées.
4. Engage-toi ! Le monde peut venir à bout du VIH/SIDA, mais pour cela, il a besoin de citoyens engagés comme toi Veux-tu faire partie de ceux qui font la différence ? Si oui, consulte les sites référencés sur cette page, et engage-toi dans la lutte contre le SIDA.
La Journée internationale de lutte contre le SIDA est célébrée tous les 1er décembre de l’année. elle est entièrement dédiée aux actions liées au virus. Pour savoir comment y participer, visite les sites suivants:
- Site web de la journée internationale de lutte contre le SIDA (a)
- Banque mondiale: Journée mondiale de lutte contre le SIDA
- MTV’s Staying Alive Project (a), lancé en 1998 comme une campagne multimédia mondiale d’information sur le VIH/SIDA.
(a) indique une page en anglais.
