Les femmes et le VIH

L’Afrique subsaharienne ne représente que 10 % de la population mondiale mais elle compte 60 % des cas de VIH dans le monde. Les femmes et les filles représentent 60 % des séropositifs en Afrique.

Selon les experts, cette situation s’explique par le fait que, dans certaines régions d’Afrique, les efforts de promotion du préservatif se focalisent sur les femmes au lieu d’attaquer, à la fois, les hommes et les femmes.

Les préservatifs sont des moyens efficaces de lutte contre le VIH, mais dans les pays où les femmes ne sont pas en position de négocier leur utilisation, il est plus difficile d’arrêter la propagation de la maladie.

Il existe bien des préservatifs féminins mais ils sont 10 fois plus chers que les préservatifs masculins et ils sont aussi plus difficiles à utiliser. Comme le souligne Debrework Zewdie, spécialiste du VIH/SIDA à la Banque mondiale, « il n'existe toujours pas de méthode de prévention féminine qui soit largement acceptée ».

Les chercheurs essaient à l’heure actuelle de mettre au point des microbicides que les femmes pourraient utiliser pour éviter les maladies sexuellement transmissibles comme le VIH. Mais pour le moment, aucun microbicide sûr et efficace n’a été mis sur le marché.

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Vos commentaires :

« Savoir comment arrêter la transmission est important. Mais le plus important, c’est de partager cette connaissance avec les pays pauvres où règne la faim, en particulier dans les lieux de prostitution dont le rôle dans la propagation de l’épidémie du VIH/SIDA est de plus en plus important »
un visiteur syrien de 20 ans

« La pandémie du VIH/SIDA est en train de décimer la jeunesse du continent. Et, à moins que les politiciens n’arrêtent leur jeu politique pour résoudre cette question cruciale, toute une génération y passera. »
un Kenyan de 33 ans

«Éduquer c’est éclairer. Un programme devrait mettre la question plus en lumière pour lutter contre le fléau du VIH/SIDA »—
un jeune Nigérian de 19 ans

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L’inégalité entre hommes et femmes favorise la propagation du SIDA

Selon les experts, l'inégalité entre hommes et femmes favorise la propagation du SIDA. « Dans de nombreux pays, le manque de pouvoir économique, d'instruction, d'opportunité d’emplois et l’absence de droit de propriété enferment les femmes dans des relations où il leur est impossible de négocier des pratiques sexuelles sans risques », affirme Elizabeth Lule, chef de l’équipe de campagne SIDA pour l’Afrique (ACT Africa) de la Banque mondiale.

Selon les experts, l'inégalité entre hommes et femmes favorise la propagation du SIDA. « Dans de nombreux pays, le manque de pouvoir économique, d'instruction, d'opportunité d’emplois et l’absence de droit de propriété enferment les femmes dans des relations où il leur est impossible de négocier des pratiques sexuelles sans risques », affirme Elizabeth Lule, chef de l’équipe de campagne SIDA pour l’Afrique (ACT Africa) de la Banque mondiale.

Les risques sont encore plus grands quand elles doivent se prostituer pour survivre. Elles reçoivent des clients qui refusent le préservatif et qui leur proposent plus d’argent pour des rapports non protégés.

Même les femmes mariées courent des risques. Par exemple, en Afrique et en Asie, il n’est pas rare que des filles de 12 ans soient mariées à des hommes plus âgés de 10 ans ou plus. Ceux-ci ont des taux d’infection au VIH plus élevés que les jeunes et ramènent souvent la maladie à leurs jeunes épouses.

Même dans ce cas, c’est elles qui sont accusées d’avoir amené le VIH à la maison et qui sont victimes de discrimination.

« Quelle que soit la façon dont on regarde les choses, les femmes sont vulnérables », explique Debrework Zewdie.


Autonomiser les femmes pour lutter contre le VIH

Aujourd'hui plusieurs experts pensent qu'il faut, à défaut de trouver un vaccin contre le SIDA, renforcer la position de la femme dans la société pour venir à bout de la maladie.

Un des problèmes dans la lutte contre le SIDA tient au fait que les pays ne se sont pas attaqués aux raisons du nombre croissant de femmes et de jeunes filles infectées. La stigmatisation et la discrimination associées à la maladie empêchent toute discussion ouverte sur le sujet.

Il faut surmonter ce problème pour permettre aux femmes d’avoir accès aux informations dont elles ont besoin pour se protéger et négocier l’utilisation du préservatif.

La Banque mondiale et ses partenaires sont en train de travailler avec les pays pour prendre à la racine le problème de l’inégalité entre hommes et femmes, et combattre ainsi le VIH. Ils mettent l’accent sur les réformes politiques et légales pour renforcer les droits des femmes à la propriété et au contrôle de leur corps, tout en favorisant leur accès à l’éducation et aux moyens de subsistance.

Selon Elizabeth Lule aucune discussion sur la parité hommes – femmes en rapport avec le VIH/SIDA ne peut se focaliser sur les femmes. « On ne peut mettre de côté la moitié du problème : les hommes », constate-t-elle, « ils font partie intégrante de la solution ! ».

(a) indique une page en anglais.