En savoir plus sur le Timor Leste ![]()
L’appel à la paix et à l’unité d’une jeune réfugiée du Timor-Leste
« La crise dont souffre le Timor-Leste a touché non seulement les personnes âgées et les enfants, mais également les étudiants et les jeunes qui sont l’avenir du Timor-Leste », explique Ubalda Junior Soares Campos, 19 ans.
Ubalda au centre de la Banque mondiale, à Dili
En juin 2006, Uba trouve refuge avec sa famille au centre de la Banque mondiale à Dili pendant la crise de violence qui atteint la capitale. Tout ce qui fait sa vie et celle de ses amis, y compris l’école et les activités extrascolaires, s’est brutalement arrêté. Elle est en troisième année au lycée Paul VI de Dili où les cours n’ont toujours pas repris. « Je ne sais absolument pas comment j’arriverai à obtenir mon diplôme », se désole-t-elle.
Avant, en dehors de ses heures de cours, Uba était très active : elle travaillait à la maison, faisait de la danse et aidait à l’église. « Cela m’a beaucoup stressée de devoir arrêter d’aller au cours, mais ce qui me rend le plus triste, c’est tous les innocents qui sont morts [pendant le conflit] », confie-t-elle.
Docteurs portugais administrant des soins à des enfants
Avec toute sa famille, elle a dû fuir sa maison de Balide à cause des combats entre les civils armés. Tout d’abord, ils se sont réfugiés à l’ambassade indonésienne où ils sont restés deux jours. Comme ils ne pouvaient pas y rester plus longtemps, ils se sont allés à la Banque mondiale dont ils connaissaient l'un des membres du personnel. D'après Uba, sa famille a reçu beaucoup d’attention et de soutien de la part du Responsable de la Banque mondiale au Timor-Leste, M. Antonio Franco. « Nous n’avons aucun problème de nourriture, de soins, d’eau potable ni d’espace. Notre famille a reçu beaucoup d’assistance de la Banque mondiale et de l’ambassade portugaise [qui apporte le soutien médical et scolaire]. »
Uba espère que les dirigeants du Timor-Leste arriveront à collaborer pour redresser la situation et que sa famille et les autres réfugiés pourront retrouver leurs foyers. « Je supplie tous les Timorais d’arrêter de se détester les uns les autres et de, tous ensemble, nous laisser en paix reconstruire un meilleur Timor-Leste », plaide-t-elle.
