Darren Welch, chef du service de linformation et des partenariats communautaires au DFID
Youthink! : Qu’est-ce qui vous a incité à faire carrière dans le développement international ?
Darren Welch : Ce qui m’a attiré, c’est la chance de pouvoir m’impliquer dans une variété de sujets différents, tout en ayant un impact sur la vie des gens et en faisant quelque chose de réellement valorisant. Le travail en faveur du développement englobe les secteurs de la santé, l’éducation, l’économie politique, la gouvernance, la justice sociale et beaucoup d’autres domaines ; c’est très diversifié. Et à vrai dire, nous apprenons tout le temps quelque chose de nouveau sur la meilleure manière de réduire la pauvreté, si bien que ce travail est à la fois passionnant et évolutif.
Je viens juste d’entrer au Département du développement international du Royaume Uni (DFID) et je trouve que c’est un lieu de travail fantastique, plein de gens énergiques et passionnés par ce qu’ils font, et qui sont déterminés à obtenir des résultats. Je suis ici en détachement du secteur privé, ce qui montre combien le DFID est ouvert à l’idée d’attirer des gens qui ont des idées nouvelles et différentes méthodes de travail.
Youthink! : Comment se prépare-t-on à une carrière dans le développement international ? Que devrait-on étudier, etc. pour entrer dans ce domaine et s’y rendre utile ?
Darren Welch : Les personnes travaillant dans le domaine du développement proviennent d’horizons culturels variés et ont différents types de qualifications – tout dépend des secteurs où on aimerait se concentrer.
Mon premier diplôme était un diplôme de langues vivantes et j’ai commencé ma carrière au secrétariat du Cabinet britannique, en travaillant à la réforme du secteur public ; il n’était donc pas évident que je finisse dans le développement. C’est seulement après avoir obtenu, à mi-carrière, une maîtrise en administration publique à la Kennedy School of Government que je me suis réellement intéressé au développement.
En 2003, je suis entré dans un cabinet d’experts-conseils pour le développement international, DAI Europe, et j’ai travaillé sur toute une gamme de projets visant à renforcer la gouvernance, en particulier en Bosnie, en Ukraine, en Ouganda, en Tanzanie et au Bangladesh.
Je pense qu’il y a beaucoup à dire sur le fait de travailler en faveur du développement international après avoir acquis une expérience utile dans les domaines qui s’y rapportent. En ce qui me concerne, c’est mon expérience de travail dans un ministère du gouvernement britannique qui m’a donné un certain sens pratique à offrir aux pays en développement cherchant à renforcer leurs systèmes de gouvernance et d’élaboration des politiques.
Youthink! : En quoi consistent vos tâches quotidiennes ?
Darren Welch : Je passe la plus grande partie de mon temps à entretenir les liens avec des organisations de la société civile, telles qu’Oxfam, Action Aid et Water Aid, ainsi que beaucoup d’organismes plus petits. Les organisations de la société civile ont un grand rôle à jouer dans les interventions en matière de développement mondial, et le DFID leur fournit environ 700 millions de dollars par an, à travers une série de plans de financement.
Par exemple, nous donnons des fonds à l’organisation Islamic Relief pour l’aider à renforcer ses capacités de manière à être encore plus efficace sur le plan du développement international. Nous soutenons l’organisme Christian Aid afin d’aider de plus petites organisations de la société civile dans le monde entier à intervenir pour défendre les intérêts qui les concernent. Par exemple, en Bolivie, Christian Aid aide des communautés à faire valoir leurs droits fonciers. Nous finançons l’organisation Save the Children, qui poursuit notamment un programme au Tibet, pour travailler avec le gouvernement chinois afin de mettre au point un système éducatif plus axé sur les besoins de l’enfant.
À côté des accords de financement à long terme avec de grandes organisations telles que celles-là, nous finançons plus de 150 projets à moindre échelle dirigés par des organisations de la société civile dans le monde entier, dans le but de fournir des services dans des environnements exigeants et de renforcer les capacités locales pour leur permettre de défendre leurs intérêts.
Au cours d’une journée ordinaire, j’assiste à des réunions pour examiner les progrès réalisés dans nos accords de financement avec les organisations de la société civile, je rédige des notes de synthèse à l’attention de nos ministres sur les problèmes qui se présentent et je dois m’assurer de l’impact réel de notre « investissement » dans nos partenaires de la société civile.
Je suis également responsable des systèmes internes de gestion des connaissances du DFID, c’est pourquoi nous travaillons sur un certain nombre de projets pour nous assurer que cette organisation, à la fois vaste et disséminée, échange efficacement ses informations et peut accéder à toutes les connaissances acquises grâce à notre travail dans le monde entier. J’ai une équipe de 55 personnes, alors je consacre une grande partie de mon temps à leur apporter le soutien nécessaire et à les aider à faire un travail vraiment excellent.
