RDM 2007 en bref
Notre génération
Avec 1,4 milliard de jeunes âgés de 12 à 24 ans dans le monde, la prochaine génération représente une opportunité considérable pour l’accélération de la croissance économique et la réduction de la pauvreté.
De manière générale, l’éducation et la prévention des maladies infantiles ne font que s’améliorer. Un plus grand nombre d’enfants atteignent aujourd’hui l’adolescence. Grâce à Internet et aux autres technologies, les jeunes sont également plus conscients des possibilités qui s’offrent à eux au-delà des frontières et ils attendent plus de la vie…
Pour la première fois, le rôle des jeunes dans la société et les économies est au centre du Rapport annuel de la Banque mondiale. Cet intérêt témoigne de son dévouement à la résolution des problèmes mondiaux tels que l’éducation pour tous, les soins de santé, l’emploi et la réduction de la pauvreté.
Des lecteurs de Youthink! et des jeunes du monde entier nous ont communiqué leurs opinions et leurs recommandations, qui ont été intégrées au Rapport sur le développement dans le monde (RDM) de cette année. Votre participation a eu un impact direct !
Investir aujourd’hui pour demain
Il n’est pas surprenant que le Rapport sur le développement dans le monde de cette année constate que les pays qui investissent dans l’avenir de leurs jeunes ont en général une meilleure croissance économique.
Intitulé Le développement et la prochaine génération, le rapport avertit également les pays qu’ils s’exposent à une hausse des coûts et à des troubles sociaux s’ils ignorent les besoins des jeunes en matière d’éducation, de soins de santé et d’emplois. Il encourage également les gouvernements à créer des politiques « pour les jeunes » qui vont au-delà de l’approche traditionnelle des services.
Des programmes doivent être développés pour permettre aux jeunes d’investir dans leur futur, en leur fournissant par exemple, des informations et des sources de motivation qui les aident à prendre les bonnes décisions. Au Bangladesh, par exemple, des allocations mensuelles encouragent les filles à retarder leur mariage et à rester à l’école.
La création de programmes de « deuxième chance » est également très importante pour les jeunes qui n’ont pas su faire les bons choix comme ceux ayant fait l’école buissonnière ou ayant été impliqués dans un conflit armé. Les gouvernements devraient investir dans ce type de programmes et proposer des formations, des aides psychologiques et d’autres types de soutien.
Ce que vous en avez dit :
Plusieurs lecteurs nous ont envoyé des idées qui ont été inclues dans le RDM 2007. L'une d'elle propose la création de sources d'investissements pour les jeunes. Comment ta communauté pourrait-être mettre en oeuvre cette idée?
« Le développement est un processus global qui est au cœur de toute démarche. Les jeunes devraient être en mesure de prendre des décisions pour le développement. L’éducation est la clé du succès, elle englobe toute initiative économique. C’est la base indispensable. »
un visiteur nigérien de 23 ans
« En tant que jeunes, nous devons être innovants et avoir des idées pour devenir des travailleurs indépendants. J’ai un ami qui a des projets, mais il n’a pas de ressources pour les concrétiser. C’est ça notre principal problème. Si seulement quelqu’un pouvait nous aider. »
un Kenyan de 18 ans
Transitions : les tiennes, les miennes, les nôtres
Le Rapport sur le développement dans le monde identifie cinq moments clés de passage de l’enfance à l’âge adulte, où les jeunes sont confrontés à la fois à des opportunités et à des risques. Le rapport affirme qu’investir dans le futur des jeunes pendant ces périodes est essentiel et que les décisions prises auront un impact certain sur le futur capital humain du pays. Ces transitions sont les suivantes :
Le Rapport sur le développement dans le monde identifie cinq moments clés de passage de l’enfance à l’âge adulte, où les jeunes sont confrontés à la fois à des opportunités et à des risques. Le rapport affirme qu’investir dans le futur des jeunes pendant ces périodes est essentiel et que les décisions prises auront un impact certain sur le futur capital humain du pays. Ces transitions sont les suivantes :
- Aller à l’école
Il est difficile pour de nombreux jeunes de s’instruire et de rester à l’école. Au Brésil, les jeunes qui quittent les études trop tôt entraînent une baisse du PIB de 1,8 milliard de dollars. - Rester en bonne santé
Les jeunes représentent près de la moitié des victimes du VIH. Cette tranche d’âge est également exposée aux problèmes d’abus d’alcool ou de drogues ainsi qu’à la maternité prématurée. - Commencer à travailler
Le taux de chômage des jeunes est 2 à 3 fois plus élevé que celui des adultes et ils constituent 47 % des chômeurs. - Fonder une famille
Les mères ayant suivi des études secondaires ont moins d’enfants et sont plus éduquées. Leurs enfants ont alors tendance à être en meilleure santé et plus instruits. À long terme, ces facteurs aident les familles à en finir avec la pauvreté. - Devenir de bons citoyens
De nombreux jeunes n’ont pas l’opportunité de s’engager pour le bien-être de leur pays. Ils se sentent aliénés et exclus de leur société. C’est souvent le besoin d’appartenir à un groupe qui pousse les garçons à intégrer des gangs. 500.000 personnes âgées de moins de 18 ans sont recrutées par les groupes militaires et paramilitaires dans le monde.
