Quiz
de l'Unicef : Que savez-vous sur le travail des enfants ?
Sites à visiter – travail et généralités :
- Organisation internationale du travail : promouvoir une travail décent pour tous.
- Organisation internationale des employeurs : organisation représentant les intérêts du monde des affaires dans les domaines sociaux et du travail.
- PlaNet Finance : organisation internationale dont la mission est de lutter contre la pauvreté en soutenant le développement de la microfinance.
- Les filles aussi ! : initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles.
- Moustaqbali : le portail des métiers et de l’emploi des jeunes au Maroc.
- 123travail : actualités, sélection de livres, galerie photos, dessins humoristiques, …
- Mode(s) d’emploi : inégalités, expériences, actualités, astuces sur le monde du travail et les nouvelles modes de recrutement (blog)
Sites à visiter : le travail des enfants :
- Unicef – travail des enfants : articles et publications.
- Stop child labour : le travail des enfants, de l’exploitation à l’éducation.
- Linguapolis : dossier pédagogique sur le travail des enfants.
- Organisation internationale du travail : programme international pour l’abolition de travail des enfants.
- Nomades on line : découvrez la vie de Roberto, 12 ans, enfant des Mines de Potosi.
- La case aux enfants : les droits de l’enfance et le travail des enfants expliqués aux enfants.
- Les droits de l’enfant : dossiers, reportages, statistiques… le travail des enfants expliqués aux enfants.
Chômage chez les jeunes en Afrique : un bilan accablant
Vos témoignages : Youthink! a recueilli vos commentaires sur l'emploi
Faire tourner une entreprise “informelle”
Oumarou possède une petite entreprise alimentaire au Burkina Faso. Il voudrait bien pouvoir offrir ses services à des clients plus importants. Mais ceux-ci exigent qu’il paye la taxe sur la valeur ajoutée. Pour cela, il devrait enregistrer officiellement son affaire en tant qu’entreprise.
Malheureusement, la chose n’est pas facile. Il devrait disposer au minimum d’un capital s’élevant à 5 fois le revenu annuel moyen national par habitant. Rien que pour les frais, il lui faudrait payer 1,5 fois ce revenu. Pour obtenir un prêt bancaire, on lui demande une garantie importante. Oumarou a bien une petite propriété qui pourrait servir de garantie, mais il ne l’a jamais fait enregistrer parce qu’il aurait dû payer des frais correspondant à 16 % de sa valeur. Alors, face à tous ces obstacles, Oumarou n’a pas d’autre choix que de se rester dans le secteur informel et de ne pas chercher à s’agrandir.
Il n’est pas le seul au Burkina Faso : dans ce pays de plus de 12 millions d’habitants, seuls 50.000 personnes travaillent dans le secteur formel (cf. Pratique des affaires 2006)
Je bosse donc je suis ! Sans emploi, ni les individus, ni la société ne peuvent subsister. Le travail et la croissance économique sont indissociables. Mais rien ne sert de trimer si l’on n’est pas justement payé. Sans salaire c’est la misère. L’emploi doit être un échange équitable d’une rémunération contre une prestation, une fonction ou un devoir spécifique. Et n’oubliez pas de signer un contrat. Un bon document vaut mieux que de mauvais traitements ! Emploi et croissance économique sont indissociables. Sans emploi, ni les individus ni la société ne peuvent subsister.
Selon une enquête de la Banque mondiale intitulée Voices of
the Poor (Les voix des pauvres), la grande majorité des gens pensent
que l'emploi permet d’échapper à la pauvreté. Et
ils n’ont pas tort ! En effet, d’après Doing Business (projet
qui mesure la réglementation des affaires) ceux qui s’en sortent
le mieux sont ceux, qui arrivent à monter leur propre entreprise ou
à trouver un emploi dans une structure déjà existante.
90 % des opportunités d’emploi dans la plupart des pays se situant
dans le secteur privé (partie d’une économie où
l’état n’intervient pas ou très peu).
Les entreprises permettent d’augmenter la productivité et aident ainsi les pays à se développer. Mais dans certains endroits, les lois et les réglementations ne favorisent pas le développement du secteur privé, l’empêchant ainsi de s’intégrer au marché mondial.
Selon Doing Business 2009, il est quasiment impossible de créer une entreprise dans certains pays :
- En Guinée-Bissau, il faut compter 233 jours pour démarrer une nouvelle affaire.
- En République Démocratique du Congo, une personne doit disposer d’un capital équivalent à 435.4 % du revenu annuel par habitant pour enregistrer une société.
- À Madagascar et au Maroc, les indices de difficulté d’embauche des travailleurs sont très élevés. 89 pour Madagascar et 100 pour le Maroc (c’est le maximum !).
- En Côte d’Ivoire, il faut compter un délai de 628 jours pour obtenir un permis de construire. Soient presque 2 ans. Ce même délai est de 1179 jours à Haïti !
À cause de ces difficultés réglementaires, les entrepreneurs évoluent dans l’économie informelle. Ils ne paient pas de taxes et n’ont pas, par conséquent, accès aux crédits et aux services d’utilité publique qui leur permettraient d’agrandir leurs affaires. Cela signifie également qu’ils n’offrent aucun avantage (santé et pension) à leurs employés.
Plus de la moitié de la population de plusieurs pays en développement travaille dans le secteur informel. Les femmes et les jeunes sans expérience constituent la majorité des travailleurs de ce secteur.
À cause de ces difficultés réglementaires, les entrepreneurs évoluent dans l’économie informelle. Ce qui veut dire qu’ils ne paient pas de taxes et n’ont, par conséquent, pas accès aux crédits et aux services d’utilité publique qui leur permettraient d’agrandir leurs affaires. Cela signifie également qu’ils n’offrent aucun avantage (santé et pension) à leurs employés.
Plus de la moitié de la population de plusieurs pays en développement travaille dans le secteur informel. Les femmes et les jeunes sans expérience constituent la majorité des travailleurs de ce secteur.
- Un milliard de personnes seront en âge de travailler dans les 10 prochaines années. Nombreux seront sans emploi
- Selon les estimations de l’Organisation internationale du travail, quelque 88 millions de jeunes gens (femmes et hommes) sont actuellement au chômage. Ils représentent 47 % des 186 millions des chômeurs dans le monde.
- Les jeunes sont, en moyenne, deux à trois fois plus exposés au chômage que les personnes âgées.
- La plupart des jeunes gens qui travaillent ont tendance à évoluer dans le secteur informel. Parmi les jeunes, ce sont les handicapés, les femmes et les ressortissants de groupes ethniques minoritaires qui sont le plus souvent victimes du chômage.
Les emplois réservés aux jeunes sont souvent à temps partiel, non sécurisés, avec très peu d’avantages ou avec de faibles perspectives d’avancement. Peu rémunérés, ils ne permettent pas de couvrir les besoins fondamentaux.
Lorsque la jeunesse ne trouve pas d’emplois productifs et sécurisants, cela peut entraîner de grands problèmes sociaux :
- Une pauvreté accrue au sein de la jeunesse.
- Des retards dans le mariage et la vie de famille.
- Un sentiment de marginalisation, d’exclusion et de frustration qui mène souvent à des comportements qui représentent autant de risques pour la société.
- Lorsque les jeunes, en particulier les hommes, pensent qu’ils n’ont aucune perspective d’embauche, ils sont plus enclins à abandonner l’école.
Lors du Sommet du millénaire, les dirigeants de la planète ont décidé de “développer et mettre en œuvre des stratégies destinées à offrir aux jeunes du monde entier une véritable chance de trouver un emploi décent et productif”. L’emploi des jeunes est essentiel dans la lutte contre la pauvreté.
Les organisations internationales comme l’Organisation internationale du travail se consacrent à améliorer l’accès des hommes et des femmes de tous âges à un travail décent et productif, dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité.
D’autres organisations, comme la Banque mondiale, soutiennent le développement du secteur privé et d’emplois publics sains afin de créer des emplois pour tous, y compris pour la jeunesse.
Par ailleurs, des banques internationales de développement, dont la Banque mondiale, et des organisations non gouvernementales fournissent des microfinancements aux personnes pauvres, y compris aux jeunes démunis, qui ne peuvent pas accéder aux services de prêts bancaires. Ces microcrédits leur permettent de démarrer ou d’agrandir leur commerce. De cette manière, ils ont désormais accès à l’épargne, au crédit et aux autres services financiers.
La microfinance stimule l’emploi et permet aux jeunes d’acquérir des compétences en entreprenariat. Cela leur procure des moyens de subsistance et améliore considérablement leurs perspectives d’avenir.
- Informez-vous sur les lois et réglementations en vigueur dans votre pays. Vérifiez si elles sont justes, transparentes et favorables au développement des affaires. Sinon, engagez-vous pour les améliorer.
- Faites des recherches auprès de la Chambre nationale de commerce pour en savoir plus sur le secteur privé ainsi que sur les opportunités en matière d’entreprenariat.
- Réfléchissez aux qualités qu’il faut pour devenir entrepreneur et trouvez des moyens créatifs de commencer votre propre affaire.
