Catastrophes naturelles : un coût de plus en plus élevé
Les catastrophes naturelles surviennent de plus en plus fréquemment et sont de plus en plus violentes. Le nombre de vies perdues a diminué au cours des vingt dernières années –800.000 personnes sont mortes à cause de catastrophes naturelles dans les années 1990 contre 2 millions dans les années 1970 – mais le nombre de personnes touchées a augmenté. Il a triplé pour atteindre 2 milliards de victimes.
TD’après le rapport de la Croix rouge internationale sur les catastrophes naturelles mondiales, le coût économique des catastrophes naturelles est monté en flèche. Les pertes économiques directement dues aux catastrophes naturelles ont été multipliées par cinq pour atteindre 629 milliards de dollars EU rien qu’au cours des deux dernières décennies. Les pertes annuelles directes dues à des causes météorologiques ont augmenté, passant d’un montant estimé à 3,9 milliards de dollars dans les années 1950 à 63 milliards de dollars dans les années 1990. Et encore :
- Dans les années 1990, une moyenne de 80.000 personnes mourraient chaque année à cause de catastrophes naturelles.
- En 2003, 700 catastrophes naturelles ont été recensées. Elles ont tué environ 75.000 personnes et causé des dégâts pour un montant avoisinant les 65 milliards de dollars EU (source : Munich Re, 2004). Sur ceux-ci, les pertes assurées s’élevaient à seulement 15,8 milliards de dollars EU.
- Entre 1980 et 2003, la Banque mondiale a financé 147 projets de reconstruction post-catastrophe pour un montant de 12,5 milliards de dollars EU.
La Croix rouge lance un avertissement : la fréquence et le coût des catastrophes naturelles est susceptible d’augmenter à cause de :
- La dégradation de l’environnement
- Le changement climatique
- La croissance de la population, particulièrement dans les villes
- La mondialisation
Comparaison de l’impact des catastrophes naturelles
| Pays industrialisés | Pays en voie de développement |
| Ont tendance à subir des pertes économiques plus élevées en argent | Souffrent du recul du développement économique et social |
| Possèdent des mécanismes en place tels que des systèmes d’avertissement permettant d’éviter les pertes humaines | Manquent de ressources pour la mise en place de systèmes d’avertissement |
| Bénéficient de l’intervention immédiate de secours d’urgence et de soins médicaux | Souffrent de pertes humaines massives |
| Sont assurés contre les pertes matérielles | Utilisent les fonds des programmes de développement pour les secours d’urgence et la reconstruction |
Catastrophes naturelles et pauvreté
L’impact des catastrophes naturelles sur le PIB
Les chiffres de la Banque mondiale présentés ci-dessous ont été rassemblés entre 1990 et 2000 et présentent le résultat des dégâts causés au PIB annuel des pays exposés pas les catastrophes naturelles..
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Argentine |
1.81% |
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Bangladesh |
5.21% |
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Chine |
2.50% |
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Jamaïque |
12.58% |
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Nicaragua |
15.60% |
|
Zimbabwe |
9.21% |
Les pertes dues aux catastrophes naturelles sont encore plus dévastatrices pour les défavorisés, particulièrement dans les pays en voie de développement. Les pauvres ont tendance à vivre dans des endroits dangereux tels que les plaines d’inondation, les berges des fleuves, les fortes pentes ou les polders.
Les catastrophes naturelles sont étroitement liées à la pauvreté. Elles peuvent détruire des années de développement en l’espace de quelques heures, parfois en l’espace de quelques minutes. « C’est sur les pauvres que leur impact économique est le plus fort et les programmes de reconstruction peuvent donc contribuer à réduire la pauvreté », défend le ProVention Consortium – un réseau international d’organisations publiques, privées, non gouvernementales et académiques consacrées à la réduction de l’impact des catastrophes naturelles dans les pays en voie de développement. Un avis que partagent d’autres responsables chevronnés de la reconstruction post-catastrophe.
La préparation : la clé pour atténuer l’impact
Margaret Arnold de la Banque mondiale, « la prévention des catastrophes naturelles devrait faire partie intégrante du développement plutôt que de se positionner en tant que problème humanitaire.
La compagnie d’assurance internationale, Munich Re, par exemple, a déclaré que si le tremblement de terre qui a dévasté Bam, en Iran, le 26 décembre 2003, avait pu tuer plus de 40.000 personnes, c’est en grande partie parce que les maisons en brique crue n’étaient pas conçues pour résister à des secousses de cette amplitude.
Les bâtiments traditionnels construits en brique crue et les toitures lourdes sont particulièrement dangereux en cas de tremblement de terre », constate le rapport annuel 2003 sur les catastrophes naturelles de Munich Re.
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La compagnie d’assurance prévient également que, dans les pays en voie de développement, la présence de bâtiments aux fondations peu solides dans de nombreuses villes sujettes aux tremblements de terre pourrait avoir des conséquences dévastatrices.
" Les experts craignent que près d’un million de gens ne meurent si un tremblement de terre de forte magnitude se déclenchait à Téhéran – dont la population atteint 12 millions d’habitants et qui a déjà été détruite à de nombreuses reprises au cours de l’histoire".
Les fortes concentrations de population causée par le mouvement vers les villes augmente considérablement le niveau potentiel des pertes.
(a) indique une page en anglais.
