En savoir plus

Sites à visiter :

  • Les Echos.fr : Toute l’actualité financière, économique et boursière
  • La finance pour tous : Pour tout comprendre et tout savoir sur la crise financière
  • OMS : Crise financière et santé mondiale
  • Crise financière : Pour tout savoir sur la crise financière dans le monde
  • FMI : L’Afrique face à la crise financière mondiale
  • Afrik.com : Article « crise mondiale, un plan d’action pour l’Afrique »
  • Cellule de crise : Dossiers, multimédias, forum de discussion, etc. pour mieux comprendre la crise

Crise financière

De quoi s’agit-il ?

4 juin 2009—Tout a commencé par l’effondrement de plusieurs grandes institutions financières. Depuis la tornade financière emporte tout sur son passage, ravage les pays du monde entier, fait tourbillonner l’économie, virevolter les riches et pirouetter les pauvres, vide nos poches, aspire nos industries, nous coupe le souffle et nous recrache abasourdis et à sec !

L’actuelle crise économique touche la plupart des secteurs et affecte sérieusement la vie des gens et leurs moyens de subsistance y compris : l’emploi, le prix des denrées alimentaires, les taux d’intérêts, et l’argent envoyé par les migrants à leur famille. Les gouvernements des pays les plus riches au monde tentent d'atténuer les effets de cette tempête en soutenant des plans de relance économique de grande ampleur pour stimuler leur économie. Le FMI considère cette crise comme étant la plus grande récession jamais connue depuis la seconde guerre mondiale et prédit une baisse de 1,3 % de l’économie mondiale en 2009.

Selon le FMI, le problème serait parti d’un faux sentiment de sécurité résultant d’une longue période de croissance élevée, de faibles taux d’intérêts et d’instabilité. De mauvais choix politiques ont également joué un rôle important, en particulier dans 3 domaines:

  • La réglementation financière, qui ne permettait pas d’identifier les risques et les failles du système.
  • Les politiques macroéconomiques, qui ne prenaient pas en compte l’accumulation des risques du système financier et des marchés immobiliers.
  • La gouvernance mondiale : l’insuffisance de coopération entre les experts et les décideurs politiques a entravé la détection des signes précurseurs de la crise. Il devient urgent de mettre en place une mondialisation durable et totale.

Comment la crise affecte-t-elle la lutte contre la pauvreté ?

Bien qu’elle soit apparue dans les pays riches, la crise frappe durement les pays en développement. Suite aux crises alimentaires et financières le rythme de réduction de la pauvreté a ralenti, menaçant l’objectif premier du développement pour le millénaire : réduire de moitié l’extrême pauvreté d’ici 2015. Le bilan global du ralentissement économique a eu des conséquences dramatiques :

  • Les envois de fond des migrants à leur famille restée au pays devraient chuter à 290 milliards de dollars en 2009, contre 305 milliards de dollars l’année dernière.
  • Le PIB des pays en développement devrait passer de 7,9 % en 2007 à 4,5 % en 2009.
  • 90 millions de personnes pourraient être piégées dans l’extrême pauvreté, soit vivre avec moins de 1 dollar 25 par jour.
  • En 2009, le nombre de personne souffrant de faim chronique pourrait passer la barre du milliard.
  • Si la crise persistait, entre 1,4 et 2,8 millions de bébés pourraient mourir chaque année entre 2009 et 2015.
  • Le commerce mondial pourrait diminuer en 2009 pour la première fois depuis 1982.
Faits

« À Londres, Washington et Paris les gens ne parlent que de primes et de non-primes. Dans certaines régions d’Afrique, d’Asie du sud et d’Amérique latine on se bat pour de la nourriture. Les pays en développement et les populations sont menacés par la crise actuelle. Mais ils peuvent être aussi la solution clé au problème financier. »

—Robert Zoellick
Président de la Banque mondiale

Que fait le monde ?

Les dirigeants mondiaux et les décideurs politiques ont reconnu que la crise financière était un problème d’ampleur mondiale et qu’elle requièrait, par conséquent, une solution mondiale où tous les pays auraient un rôle à jouer.

Lors de son sommet du 2 avril 2009, le G20 a accepté de fournir 100 milliards de dollars de prêts supplémentaires aux banques multilatérales de développement (BMD).

La Banque mondiale a proposé à chaque pays développé de s’engager à verser au moins 0.7 % de leurs plans de relance économique à un fonds de vulnérabilité mondial destiné aux pays en développement.

Pour sa part, la Banque mondiale se concentre sur 3 domaines prioritaires : les programmes de protection sociale destinés aux personnes les plus vulnérables ; le maintien des programmes de financements des infrastructures ; le soutien des petites et moyennes entreprises et de la microfinance.

Si la responsabilité de rétablir la croissance économique appartient en grande partie aux pays riches, les pays en développement et les pays émergents ont un rôle important à jouer dans l’amélioration des perspectives de croissance, le maintien de la stabilité macroéconomique et le renforcement du système financier international.
Pour en savoir plus sur les actions menées par la Banque mondiale et ses partenaires consultez cette page.

Que puis-je faire ?

Restez optimistes ! Même s’il est difficile de voir la vie en rose quand les médias donnent des informations aussi déprimantes, il faut savoir tirer les leçons de cette situation pour éviter qu’une autre catastrophe économique de cette envergure ne se reproduise et pour contribuer à l’amélioration des choses.

Cette crise nous aura appris qu’un système financier défectueux, dans le monde d’aujourd’hui, peut avoir de lourdes répercussions macroéconomiques. Ces défauts doivent par conséquent être analysés et écartés dans le meilleur du possible. Sur le plan individuel, nous devons faire preuve de discernement, essayer de comprendre la situation et nous tenir informés.

Il est également important de réviser nos connaissances en matière de finance : apprendre à être futé, économiser et dépenser son argent à bon escient. La plupart de nos besoins sont beaucoup moins importants qu’il n’y parait. Prenez donc du recul, réfléchissez à ce qui vous est vraiment nécessaire et faites le point sur le nombre d’acquisitions superflues dont vous disposez (ou que vous souhaiteriez avoir). Vous pouvez également faire un don à des organismes de développement.

Vous souhaitez obtenir plus d’informations et trouver davantage de moyens d’agir ? Consultez le paragraphe « Que puis-je faire ? » du sujet développement.

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