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video Diaporama : La mondialisation


Carte de l’ancienne Route de la soie (Photo reproduite avec la permission de Wikipedia Commons)

Un phénomène ancien, une perspective nouvelle

Bien que la mondialisation soit devenue tout récemment un mot qui fait fureur sur le plan économique, politique et social, ce n’est pas un phénomène nouveau. Les caravanes du temps de l’ancienne Route de la soie, chargées de tissus et d’épices qu’elles allaient échanger dans des pays lointains, étaient des avant-coureurs. Les explorateurs tels que Marco Polo et Ibn Battuta ont été les pionniers de la mondialisation, risquant la mort et bravant les dangers en quête de nouveaux territoires à explorer.

Mais aujourd’hui, alors que le monde est propulsé dans le 21e siècle, la mondialisation prend un nouveau sens. Imaginez, par exemple, une personne assise dans son salon en Estonie, en train de communiquer avec un ami au Zimbabwe. Ou déguster des bananes venues tout droit de l’Équateur dans la Communauté européenne. Il est même possible, du cercle artique à la Nouvelle Zélande, de manger le même sandwich, en allant chez MacDonald's.

La mondialisation est un sujet brûlant car elle prend de l’ampleur à une vitesse et à une échelle inouïes dans l’histoire de l’homme.


La « globalisation » ou la « mondialisation » ?

À première vue, ces deux mots semblent être synonymes, mais en réalité la mondialisation et la globalisation sont deux concepts reliés, certes, mais différents. La globalisation est liée aux échanges économiques et financiers, c’est un phénomène encouragé par les grandes entreprises et les multinationales. La mondialisation, de son côté, englobe la globalisation : c’est un mouvement non seulement économique, mais aussi politique et culturel, par lequel les liens et les inter-dépendances entre les populations, les gouvernements, et les économies se mesurent maintenant à l’échelle de la planète.


Its a fact

La mondialisation, c’est aussi la création de programmes d’éducation internationaux qui vous permettent d’étudier plus facilement à l’étranger. Pour en savoir plus sur ces programmes :

Les grandes questions

Notre monde rétrécit de jour en jour, grâce à l’essor du commerce entre les nations et aux voyages plus rapides et plus faciles. Et plus le monde devient petit, plus les répercussions de la mondialisation semblent grandes. Voici quelques-uns des problèmes liés à la mondialisation.


La migration

Il y a quelques dizaines d’années, il était si rare qu’un habitant du sous-continent indien voyage à l’étranger que toute sa famille l’accompagnait jusqu’à l’aéroport en grand apparat, avec même parfois une fanfare pour lui souhaiter bon voyage. Aujourd’hui, on ne s’étonne même pas de prendre son petit déjeuner sur un continent et son dîner sur un autre. Beaucoup de gens vont à l’étranger pour travailler, de façon permanente ou temporaire : L’argent qu’ils envoient chez eux (ce qu’on appelle envoi de fonds) aide leur famille et relance l’économie de leur pays d’origine.

D’un autre côté, la mobilité internationale de la main-d’œuvre augmente le risque de « fuite de cerveaux ». Mais certains pays en développement arrivent à faire revenir au pays les travailleurs diplômés en créant un bon environnement commercial où ils pourront mettre en pratique leur esprit d’entreprise.

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Le commerce

Des protestataires anti-mondialisation descendent dans les rues londoniennes. (Photo : Charlie Harvey)

Le commerce est le moteur de la mondialisation. Le transport moderne et les télécommunications facilitent les exportations et les importations entre pays lointains. Mais avec toutes les règles, réglementations et pratiques qui existent, il est difficile pour les pays en voie de développement de faire concurrence aux pays industrialisés. Certains fabricants écoulent leurs marchandises à des prix inférieurs au coût de fabrication (ce qu’on appelle le « dumping »), avec des effets dévastateurs sur les producteurs locaux. C’est le cas, par exemple, lorsque des agriculteurs qui reçoivent des subventions exportent leurs surplus et forcent les prix à la baisse sur le marché mondial.

Les gouvernements cherchent aussi à protéger leur industrie en imposant des taxes à la frontière sur les marchandises provenant d’autres pays. Ces droits de douane augmentent le coût des marchandises importées, ce qui ne permet pas aux pays pauvres de faire concurrence sur les marchés des pays riches. Ce phénomène, qui décourage la consommation de produits étrangers en faveur de produits locaux, s’appelle le protectionnisme.

Les accords commerciaux régionaux (ACR) sont des arrangements commerciaux transnationaux dont l’emploi se généralise de plus en plus. Un accord régional de libre échange élimine toutes les barrières au commerce. Malheureusement, lorsque ces accords sont conclus entre des pays développés et des pays en voie de développement, ils ne profitent pas souvent à l’économie la plus faible. Les pays les plus pauvres ne peuvent pas développer leur propre industrie lorsque des importations économiques provenant des pays riches inondent leurs marchés. Pour arriver à réduire la pauvreté, les négociations commerciales au niveau international doivent soutenir les intérêts des économies les plus pauvres.

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Quelques accords commerciaux régionaux :

La mondialisation a permis à des millions de personnes d’entrer dans le monde du travail, entraînant une hausse du niveau de vie dans les pays en voie de développement. Mais certains estiment qu’elle a tiré vers le bas les normes du travail dans les pays riches et augmenté les pressions exercées sur les travailleurs pour qu’ils travaillent plus vite, plus longtemps et pour moins d’argent.

Dans l’ensemble, le commerce international a connu un essor spectaculaire au cours des trente dernières années et les pays en développement jouent un rôle important sur le marché mondial. La Chine a vu sa part du marché mondial s’élever à 3,5 %, le double du niveau atteint au milieu des années 80. L’Inde et plusieurs pays d’Amérique latine semblent prêts à faire des bonds similaires dans le commerce international.

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La santé

La mondialisation a eu des effets spectaculaires sur la santé. Les traitements de maladies comme le VIH/sida sont plus facilement disponibles et leurs prix ont chuté grâce à des accords internationaux. Dans le monde entier, on utilise un équipement médical moderne qui permet de détecter, mesurer et traiter des maladies connues et émergentes. L’Internet et le courrier électronique diffusent les connaissances sur les problèmes de santé, alors que l’action globale entre les instituts nationaux, les organismes internationaux et la société civile contribue à la sensibilisation, permet de surveiller les développements et trouve des solutions aux problèmes de santé.

D’un autre côté, les déplacements transfrontaliers contribuent à la propagation du sida, du SRAS et d’autres maladies infectieuses et pourraient hâter l’apparition d’une pandémie. Le transport des produits de la viande et à base de volaille propage des maladies telles que la vache folle et la grippe aviaire, surtout dans les pays où les réglementations sont peu suivies et les normes alimentaires peu observées. La mondialisation, cela veut aussi dire que des produits nocifs, comme les cigarettes, peuvent avoir des conséquences dévastatrices dans le monde entier.

L’émigration du personnel médical de pays en voie de développement dans des pays riches a affaibli les systèmes de santé de certains pays qui souffrent maintenant d’une pénurie de médecins et d’infirmières.


L'environnement

Le serpent des arbres est une des nombreuses espèces non indigènes qui ont un effet néfaste sur l’écosystème. (Photo : Gordon Rodda, US Geological Survey, insectimages.org)

Il a été dit que le battement d’ailes d’un papillon peut entraîner des changements atmosphériques qui, à leur tour, peuvent déclencher un ouragan à l’autre bout du monde. Mais saviez-vous que le serpent des arbres originaire d’Australie peut causer des pannes d’électricité dans l’île de Guam ? En effet, ce serpent, passager clandestin dans la cale d’un bateau revenant de Nouvelle Guinée après la Deuxième guerre mondiale, ne s’est pas limité à éliminer de nombreuses espèces d’oiseaux indigènes. Il a aussi pris l’habitude de ramper sur les lignes électriques, et de les court-circuiter ! Ce n’est pas un incident isolé, depuis 1980, le pays subit, en moyenne, une panne d’électricité tous les trois jours à cause de ce reptile !

Les voyages, le commerce et les transports internationaux sont devenus les principales causes de l’apparition d’espèces non indigènes envahissantes. Alors que la plupart des espèces débarquant sur de nouvelles terres ne survivent pas dans leur nouvel environnement, d'autres prospèrent rapidement. Si on les laisse faire, elles peuvent transformer un écosystème au point de menacer d’extinction d’autres espèces. À l’échelle mondiale, on estime que les coûts associés aux espèces non indigènes envahissantes sont d’environ 350 milliards de dollars.

Mais les liens qui existent entre la mondialisation et l’environnement peuvent prendre des formes bien différentes. La législation rigoureuse en matière d’environnement qui existe dans certains pays a incité des entreprises à s’installer dans des pays moins exigeants. Dans d’autres cas, les accords de libre échange empêchent les gouvernements d’adopter une législation pour la protection de l’environnement. La destruction des forêts pour la production de bois et de récoltes qui a lieu dans certains pays est un autre exemple.


La culture

Grâce à la mondialisation, nous en savons plus sur les autres cultures que les générations précédentes. Elle nous a ouvert les yeux sur d’autres modes de pensée, d’autres traditions, et nous permet de vivre dans une époque fascinante. Cependant, il y a des gens qui disent que la mondialisation n’est rien d’autre qu’une occidentalisation du monde. Certains ont peur de perdre leurs valeurs ou que leur langue disparaisse et ils se sentent menacés par l’influence exercée par les autres cultures dans leur pays.

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La mondialisation : pour ou contre ?

La mondialisation peut être une situation où tout le monde est gagnant, les pays en voie de développement comme les pays développés. Bien que leurs populations vieillissent, les pays riches disposent toujours de beaucoup de capitaux et technologies. Les pays en voie de développement ont des populations abondantes et jeunes et doivent créer un nombre colossal d’emplois au cours des dizaines d’années à venir.

Les pays riches et en voie de développement peuvent bénéficier de la mondialisation si elle s’appuie sur le transfert de capitaux et de technologies dans les pays pauvres et le déplacement d’une partie de la main-d’œuvre dans le monde industrialisé. Cette évolution ne sera pas facile, c’est vrai, mais la clé d’une intégration réussie passe par la création d’institutions et de politiques appropriées.

Nous vivons dans un monde beaucoup plus intégré en raison des avancées technologiques dans les domaines du transport et des communications (comme Internet) : L’annonce d’une catastrophe naturelle comme le tsunami en Asie a rapidement fait le tour du monde entier et des gens aux antipodes ont pu envoyer de l’aide. L’intégration a permis la création d’une communauté mondiale qui n’existait pas dans le passé.

Les vues sont partagées à l’égard de la mondialisation, mais si elle est canalisée dans la bonne direction, elle peut se révéler très avantageuse pour les pays en voie de développement. Elle aide les pays à :

  • s’efforcer d’instaurer une stabilité macroéconomique qui créera les conditions nécessaires pour les investissements et l’épargne
  • réformer leurs structures pour encourager la concurrence nationale
  • établir des institutions solides et un gouvernement efficace
  • promouvoir l’éducation, la formation, la recherche et le développement pour stimuler la productivité
  • faire participer la société civile dans tous ces processus

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Comment monter dans le train de la mondialisation ?

Lire cet article, c’est être déjà un citoyen du monde. La prochaine étape, c’est de devenir un citoyen responsable. En effet, nous pouvons tous être un papillon, et battre de nos ailes dans notre communauté, pour aider à changer le monde. Pour commencer, pourquoi ne pas s’impliquer dans le mouvement du commerce équitable ? Chaque achat compte : consommer équitable, c’est encourager le respect et le développement durable.

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