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La planification familiale représente encore un défi pour de nombreuses femmes pauvres

10 juillet 2008— D’après un nouveau rapport de la Banque mondiale, au cours des 30 dernières années le taux de natalité a baissé de manière continue au niveau mondial mais la fertilité et le rythme de cette diminution varient fortement en fonction des pays.

Dans la plupart des pays, les femmes ont aujourd’hui en moyenne 3 enfants ou moins.

Cependant, dans 35 des pays les plus pauvres, le taux de natalité reste élevé, la moyenne dépassant dans ces derniers les 5 enfants par mère. Trente-et-un de ces pays se trouvent en Afrique subsaharienne ; les autres sont le Timor de l’Est, l’Afghanistan, Djibouti et le Yémen. Ces mêmes pays ont également des niveaux d’éducation faibles, des taux de mortalité élevés, et connaissent une pauvreté extrême.

La Journée mondiale de la population qui se tiendra le 11 juillet réaffirme le droit et la capacité à planifier la création d’une famille et à déterminer librement et en toute responsabilité le nombre d’enfants que l’on désire ainsi que le moment de les avoir.

Mais pour de nombreuses femmes pauvres, le contrôle de la planification familiale reste hors de portée. D’après un rapport de la Banque mondiale « Les comportements de contrôle de la natalité et leurs coûts » (a), on compte chaque année 51 millions de grossesses involontaires chez les femmes des pays en développement en raison de l’absence de moyens de contraception.

D’après Joy Phumaphi, vice-président de la Banque mondiale pour le développement humain et ancien ministre de la santé du Botswana, « L’accès des femmes à la contraception et à la planification familiale permet aussi de stimuler la croissance économique tout en réduisant le haut niveau des taux de natalité qui sont fortement liés à la pauvreté endémique, à la faiblesse du niveau éducatif, et aux taux de mortalité à la naissance (tant chez l’enfant que chez la mère) élevés ».

L’éducation et les opportunités économiques sont également importantes

Outre l’amélioration des programmes de santé, M. Phumaphi indique qu’il est important, pour réduire les taux de natalité, de parfaire l’éducation des filles, d’offrir aux femmes les mêmes opportunités économiques que les hommes, et de sortir les familles de la pauvreté.

L’éducation, même au niveau de l’école primaire, est un bon moyen de réduire la fertilité d’après Sadia Chowdhury, coauteur de ce rapport et spécialiste principal de la Banque mondiale dans le domaine de la santé infantile et reproductive.

« L’éducation des femmes et des jeunes filles a un effet sur la réduction du taux de natalité sur le long terme tout aussi important que la promotion de la contraception et de la planification familiale », précise Mme Chowdhury.

Santé et grossesse chez les adolescentes

Bien qu’elles soient confrontées à un risque plus élevé de complications durant la grossesse, les adolescentes ont moins souvent accès aux soins prénatals. Ainsi, d’après un certain nombre d’études, elles ont deux fois plus de chances de mourir au cours de l’accouchement que les femmes âgées de plus de 20 ans.

De même, le rapport indique que lorsque les grossesses sont séparées de moins de 15 mois, le risque de mortalité de la mère est multiplié par deux. Les enfants qui naissent 3 ans après le dernier accouchement sont en meilleure santé à la naissance et ont plus de chances de survie.

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(a) indique une page en anglais.