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Diaporama : La lutte contre le paludisme en Afrique
Le paludisme en Afrique
Le paludisme, aussi appelé malaria, est une infection causée par un parasite. Il se transmet d’une personne à l’autre par des moustiques. Lorsqu’on est piqué par eux, on peut contracter l’infection. Les patients atteints de paludisme sont très malades : ils ont de fortes fièvres, des frissons et des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe - maux de tête, douleurs musculaires et fatigue.
Les premiers signes de la maladie peuvent apparaître en 24 heures, mais peuvent attendre jusqu’à 14 jours après la piqûre du moustique pour se manifester. Sans médicaments, l’infection peut s’aggraver rapidement et mettre la vie du patient en danger. Il arrive aussi que certains malades présentent une résistance aux médicaments. Le paludisme est capable de tuer en infectant et en détruisant les globules rouges (anémie) et en obstruant les fins vaisseaux qui transportent le sang au cerveau (paludisme cérébral) ou aux autres organes vitaux.
Le paludisme peut être évité et guéri. Mais malgré cela, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de 300 à 500 millions de personnes contractent la maladie chaque année ! Plus d’un million en meurent ! Le paludisme tue prématurément, il plombe l’économie de pays souvent déjà pauvres, et en plus il s’attaque aux enfants dont il perturbe la scolarisation et le développement social en les empêchant d’aller en classe et en leur laissant des troubles neurologiques sévères, voire irréversibles !
Certaines régions sont fortement impaludées à cause de leur position géographique, de la pauvreté qui y règne et de la présence de moustiques infectés. Ce fléau est un danger constant pour près de la moitié de la population du monde. Il est un défi permanent pour plus d’une centaine de gouvernements dont il épuise les ressources économiques.
Une moustiquaire installée dans une case dans le village de Kiyi, Kuje, à côté d’Abuja, au Nigéria
© WHO/Pierre Virot .
Une maladie curable mais mortelle
Le paludisme peut être évité et guéri, mais reste un problème mondial majeur de santé publique. Il est la principale cause de mortalité dans de nombreux pays en développement où il tue en majorité des enfants africains : toutes les 30 secondes, un enfant meurt du paludisme en Afrique !
Toutes les 30 secondes, un enfant meurt du paludisme en Afrique !
A l’heure actuelle, il n’y a pas de vaccin permettant d’éviter le paludisme, mais il y a des médicaments qui peuvent le guérir. Pour prévenir la maladie, il existe heureusement des moyens bien connus et, de surcroît, bon marché. Insecticides et moustiquaires permettent de se protéger contre les piqûres des moustiques porteurs du virus. Le défi à relever actuellement est la diffusion par-delà les frontières, de ces connaissances et de ces moyens aux personnes qui en ont besoin.
Le paludisme crée un cercle infernal : les personnes pauvres, qui n’ont accès ni aux méthodes de prévention ni aux systèmes de santé, sont les plus nombreuses à être infectées. Au niveau des pays, la maladie freine le développement en imposant un fardeau insupportable aux ménages et aux infrastructures. Le poids du paludisme sur les États fragiles et les services sociaux handicape leur croissance économique, aggravant ainsi la pauvreté et augmentant du même coup, le nombre de personnes exposées au paludisme.
Heureusement, ce cercle vicieux peut être interrompu.
Un petit enfant atteint de paludisme sévère à l’hôpital général de Garki, à Abuja, au Nigéria
© WHO/Pierre Virot
Que fait le monde ?
La communauté internationale s’est unie autour d’objectifs et stratégies claires de lutte contre le paludisme. Les Objectifs de développement pour le millénaire énoncent clairement ce qui doit être fait, l’initiative Faire reculer le paludisme (a) a développé un plan d’action, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies (ONU) et la Banque mondiale travaillent aux côtés de milliers de partenaires pour lutter à grande échelle contre le paludisme.
À la Banque mondiale, la contre-attaque prévoit pour l’Afrique un Programme d'amplification (a) plurinational de la prévention et du traitement. Dans ce cadre, la Banque mondiale avait, en juillet 2006, déjà engagé 167 millions de dollars EU dans huit pays. 240 autres millions sont prévus pour six autres États. Cette année, le programme a déjà investi trois fois plus de ressources qu’au cours de l’année précédente.
Environ 240 millions de personnes, dont 42 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans et près de 10 millions de femmes enceintes, vivent dans des zones concernées par les projets du Booster Program en Afrique subsaharienne.
La réponse au paludisme s’accroît partout dans le monde.
En effet, de nouvelles organisations non gouvernementales de grande envergure telles que la Fondation Bill et Melinda Gates (a) sont actives dans la lutte. La Banque mondiale agit en partenariat avec la Fondation Gates mais aussi d’autres groupes au sein de programmes de lutte contre le paludisme. Des entreprises privées y jouent également un rôle important. Il faut plus de fabricants locaux d’insecticides, de moustiquaires et de médicaments pour que jeu de la concurrence puisse réduire le coût de la prévention et du traitement en Afrique.
Pour éradiquer la maladie dévastatrice, la lutte passe aujourd’hui des programmes incrémentiels appliqués pays par pays à une stratégie à l'échelle des continents.
Que puis-je faire ?
Si tu vis dans un pays où règle le paludisme, informe-toi au maximum. La plupart des ministères de la Santé ont des cartes détaillées des zones à haut ou à faible risque. Les régions les plus dangereuses sont généralement les campagnes et les endroits où il y a de l’eau stagnante ou des marécages.
Renseigne-toi sur les régions impaludées lorsque tu voyages, en particulier dans l’hémisphère Sud ou en l’Afrique subsaharienne. Les zones rurales sont particulièrement dangereuses. Prends tes précautions pour te protéger des moustiques infectés.
Fais preuve de conscience ! Sois actif dans la lutte mondiale contre le paludisme en donnant de ton temps (par exemple en apportant ton aide à l’organisation d’une activité lors de la Journée africaine de lutte contre le paludisme).
Visit the links in the Learn More box on this page for more information.
(a) indique une page en anglais.
