Infrastructure
L’infrastructure est le terme utilisé pour décrire les installations de base nécessaires à la vie quotidienne et à l’activité économique d’une communauté. Cela inclut les routes, l’électricité, les systèmes hydrauliques, les services de télécommunication et les transports publics.
De nombreuses activités que nous tenons pour acquises, comme écouter la radio, surfer sur Internet, prendre le métro ou boire un verre d’eau, dépendent de nos infrastructures. Sans elles, notre vie serait bien différente et sans doute très peu confortable.
Toutefois, les infrastructures ne servent pas uniquement à assurer notre confort quotidien. Elles contribuent activement à réduire la pauvreté, à accroître la productivité et à améliorer la qualité de vie des communautés. Grâce aux routes, les habitants d’une région peuvent se rendre au marché, à l’école et chez le médecin. Les canalisations fournissent l’eau potable essentielle à la vie et la bonne santé des hommes. Lorsque l’alimentation électrique est fiable, les entreprises et les consommateurs n’ont pas à investir dans des génératrices ou d’autres alternatives plus coûteuses. Les femmes et les enfants n’ont plus à se charger de la tâche fastidieuse que représente le ramassage du bois de chauffage. Des télécommunications et des services de transport bon marché et utilisables par tous peuvent contribuer à la création d’emplois et à la croissance économique.
Voici quelques exemples de l’impact du développement de l’infrastructure sur une communauté :
- En Inde, les routes représentent à elles seules 7 % de la croissance en région rurale
- Au Costa Rica, un projet d’alimentation électrique dans une région rurale a fait passer le nombre de grandes entreprises de 15 à 86.
- Un récent projet d’aménagement des routes dans une région rurale du Maroc a non seulement augmenté la production agricole, mais a également triplé l’inscription des filles dans les écoles primaires. Et le taux de fréquentation des établissements médicaux a pratiquement doublé.
Une répartition inégale
Au cours de ces dernières années, les infrastructures du monde entier ont connu un développement spectaculaire. Aujourd’hui, nous sommes mieux connectés que jamais et nous bénéficions d’un plus grand nombre de routes, de meilleurs systèmes de transport, de connexions internet rapides et d’une technologie de téléphonie mobile étonnante. Pour bon nombre d’entre nous, l’électricité et l’eau potable ne sont pas un luxe, mais font partie intégrante de notre vie.
Toutefois, tout le monde ne bénéficie pas de ces développements. Trop de gens dans le monde entier vivent toujours sans infrastructures fonctionnelles. Cette situation constitue un obstacle majeur à la réduction de la pauvreté et la cause de sérieux problèmes de santé.
- Quelque deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’électricité
- 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, soit environ 1/6ème de la population mondiale. Par ailleurs, 2,4 milliards de personnes, soit 40 % des habitants de notre planète, ne bénéficient pas de services sanitaires adéquats.
- Les maladies liées à l’eau et à l’hygiène, notamment les maladies diarrhéiques, tuent, chaque année, 1,6 millions d’enfants.
- L’utilisation de téléphones portables en Europe et en Asie centrale a doublé chaque année de 1995 à 2001. Toutefois, dans certaines économies, des millions de personnes attendent toujours d’une ligne principale.
- Les économies à revenus élevés consomment, en moyenne par habitant, dix fois plus d’énergie (une ressource limitée) que les économies à bas revenus.
La dégradation de l'environnement
S’il est vrai que les infrastructures ont un impact considérable sur la qualité de vie, il est essentiel qu’elles ne portent pas atteinte à l’environnement. La construction de routes, villes et systèmes de transport a, malheureusement, infligé des dommages considérables à notre environnement. La pollution énergétique a augmenté ainsi que la congestion urbaine, la pollution de l’air et l’engorgement des routes.
Quel est le rôle de la communauté internationale ?
Au cours des dix dernières années, les fonds investis dans l’infrastructure par les pays développés ont beaucoup baissé. Les gouvernements du monde développé n’investissent plus assez dans l’infrastructure. Le secteur privé n’a pas été en mesure de contrebalancer cet état de fait mais, il continue tout de même à contribuer au développement de l’infrastructure mondiale. En effet, dans les pays développés, le secteur privé représente environ 20 % des investissements dans l’infrastructure.
Reconnaissant l’importance du rôle de l’infrastructure par rapport aux progrès économiques, la Banque mondiale a, en 2003, lancé un projet intitulé Infrastructure Action Plan dont le but est de relancer les investissements dans le domaine de l’infrastructure afin d’atteindre ses objectifs de développement. En 2005, le total des prêts accordés par la Banque pour les projets d’infrastructure se montait à plus de 7,4 milliards de dollars (33 % du total des prêts octroyés par la Banque).
Lorsqu’elles unissent leurs efforts, les organisations de développement international peuvent avoir beaucoup plus d’impact. Il existe d’ailleurs plusieurs exemples de collaborations entre la Banque, des banques régionales de développement, des donateurs et d’autres institutions telles que l’Union européenne (UE). Ces partenariats ont bénéficié plus particulièrement aux projets régionaux d’infrastructure, qui nécessitent une collaboration étroite en raison de leur complexité et de leur portée. La Banque mondiale collabore actuellement avec la Banque asiatique de développement dans le secteur de l’alimentation électrique au Bangladesh, et avec la Banque africaine de développement sur un modèle de collaboration dans le secteur hydraulique. La Banque a également établi un partenariat avec la Banque interaméricaine de développement pour concevoir et financer des programmes de transport urbain, d’aménagement et de gestion des routes au Pérou.
Pour en savoir plus, informez-vous sur les projets de développement des infrastructures dans le monde lancés par les organisations internationales.
- La Banque mondiale
- La Banque africaine de développement
- La Banque interaméricaine de développement
- La Banque européenne pour la reconstruction et le développement
Tout d'abord, il faut s'informer : visiter les sites Internet ci-dessus pour en savoir plus sur les problèmes liés à l’infrastructure dans le monde, faire des recherches sur le sujet, écrire des articles pour les publier dans un journal local... mais il faut aussi communiquer et encourager d’autres jeunes à s’informer sur ces questions.
Pour ceux d'entre nous qui préfèrent mettre la main à la pâte de façon plus concrète, nous pouvons nous pencher sur la réduction de notre empreinte écologique. L'énergie et l'eau sont des denrées rares dans plusieurs régions du monde, à nous de réduire notre consommation pour diminuer notre impact sur l'environnement. Ne pas laisser l'eau couler en se lavant les dents, acheter des fruits et légumes en saison, c'est facile, et les petits gestes écologiques font boule de neige.
