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L’Organisation mondiale du commerce
La majorité des pays du monde est membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ses membres se rencontrent périodiquement pour débattre des moyens à mettre en œuvre pour une libéralisation effective du commerce international.
La libéralisation du commerce entend supprimer tous les tarifs et quotas et permettre la commercialisation des biens et services à leur juste valeur.
Elle donnera la possibilité aux pays pauvres d’intégrer de nouveaux marchés pour y vendre leurs biens. Si les ministres de l’OMC consentaient une réduction des tarifs au niveau de l’agriculture et de l’industrie, les changements qui en découleraient au niveau du commerce permettraient à plus de 140 millions de personnes de sortir de la pauvreté.
Accords de commerce Bilatéral: Se dit d’un accord conclu par deux pays pour réguler entre eux les conditions du commerce.
Accord commercial régional: Ce type d’accord est conclu par plusieurs pays d’une région. Il prévoit des arrangements leur permettant d’entretenir des relations commerciales mutuelles à des conditions avantageuses pour chacun. Mercosur (le Marché commun “du cône sud” reliant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay) et ALENA (l’Accord de libre-échange nord-américain regroupant le Canada, les Etats-Unis et le Mexique) sont deux exemples d’accords commerciaux régionaux.
Depuis la nuit des temps, faire du commerce c’est échanger une chose contre une autre. Avec l’arrivée de l’argent, c’est devenu le fait d’acheter et de vendre des biens et des produits.
Grâce au commerce, les gens peuvent acheter des biens et des services qui ne sont pas produits dans leur propre pays. Les devises provenant exports permettent aux pays de faire des importations et déterminent combien ils peuvent emprunter à l’étranger.
Le commerce stimule le développement et la croissance économique d’un pays. Il est donc possible d’y créer de nouveaux emplois, de relever le niveau de vie et de donner aux populations la chance de se prendre en charge.
Aussi bien dans les pays développés qu’en développement, chacun peut tirer profit d’échanges internationaux libres de toute barrière telle que les tarifs douaniers, les quotas à l’importation ou à l’exportation, et ne bénéficiant pas de subventions du gouvernement.
- En tant que consommateurs : les gens ont à leur disposition une gamme de produits plus sophistiqués à bon prix.
- Comme producteurs : ils ont accès à un plus vaste marché.
Pour réduire la pauvreté, l’aide apportée par d’autres pays n’est pas aussi efficace que le commerce international. Pour les pays défavorisés, arriver à être autosuffisants grâce au commerce est une solution d’avenir que ne constitue pas la dépendance à l’aide extérieure. Il faut malheureusement reconnaître que le système commercial international actuel n’est pas vraiment en faveur des pays pauvres.
Au cours des années, les gouvernements ont établis une série de règles régulant le commerce international. En général, des barrières commerciales et des subventions agricoles empêchent les pays pauvres d’avoir accès aux marchés des pays développés. A cause de cela, ils n’arrivent pas à vendre leurs produits à l’étranger et à améliorer ainsi leurs conditions de vie.
Malgré que le commerce international libre profite à tous, certains gouvernements tentent néanmoins de protéger leur production et leur marché par rapport aux produits venant de l’étranger. Pour ce faire, ils accordent des subventions à leurs producteurs locaux ou érigent des barrières telles que les tarifs et les quotas. C’est ce qu’on appelle le protectionnisme.
Grâce à l’argent (subventions) accordé par leur gouvernement, les producteurs locaux réussissent à vendre leurs produits en dessous du prix du marché. Cette pratique constitue un sérieux problème au niveau de l’agriculture.
Les tarifs et les quotas d’importation visant les produits étrangers rendent ceux-ci plus chers pour le consommateur. Il est donc encouragé à acheter les produits locaux, même si, en réalité, ceux-ci coûtent plus à fabriquer que les produits étrangers équivalents.
Comme leur économie n’est pas suffisamment développée et diversifiée, les pays pauvres ne parviennent à produire que quelques produits suffisamment compétitifs pour être vendus sur les marchés extérieurs. Lorsqu’en plus l’accès à ces marchés est limité, voire interdit, par des barrières commerciales, il leur devient très difficile de trouver des moyens d’améliorer les conditions de vie de leur population.
Les inégalités qui entachent le commerce international sont au centre des critiques émises contre la mondialisation. Depuis la Banque mondiale jusqu’aux organisations non gouvernementales (ONG), beaucoup d’organisations internationales tentent de rendre le système commercial mondial plus juste et équitable pour tous les pays, les plus pauvres en particulier.
Pour que tous les pays puissent bénéficier des fruits de la mondialisation et pour que le système soit plus juste, la communauté internationale doit continuer à travailler à réduire les distorsions qui favorisent les pays développés. Pour cela il faut que soient supprimées les subventions agricoles et les barrières commerciales qui restreignent l’accès des pays pauvres au marché.
- Avant tout, tiens-toi informé des débats et des questions d’actualité liés au commerce international.
- Renseigne-toi sur les politiques que ton pays défend et sur les types d’accords qu’il a signés.
- Cherche avec quels autres pays ton pays entretient des relations commerciales et pourquoi.
- Engage-toi et au besoin, écris aux représentants de ton gouvernement si tu estimes que ton pays doit adopter de nouvelles politiques.
